

Introduction
Charles Froment, né le à Nîmes et mort le à Paris, est un peintre français, principalement connu, sous les pseudonymes de Fertom et de Chassezac, en tant qu'illustrateur, dessinateur de presse et caricaturiste.
Biographie
Né à Nîmes le 30 octobre 1854, Charles-Jean-Justin Froment est le fils de Jeanne-Marie Froment, née Mourgues, et de Jean-Justin Froment, commis-négociant natif des Assions. Ce village ardéchois est longé par un affluent de l'Ardèche nommé le Chassezac.
Si Froment s'est souvenu de ses racines familiales ardéchoises en signant du pseudonyme de « Chassezac » quelques caricatures publiées dans Le Triboulet, il a surtout utilisé une anagramme approximative de son patronyme : « Fertom ».
Actif dans la presse entre 1883 et 1916, Fertom a fait ses débuts dans des journaux satiriques monarchistes (La Comédie politique et Le Triboulet). Au cours des dernières années du XIX siècle, il est devenu l'un des principaux dessinateurs de l'hebdomadaire antidreyfusard Le Pilori.
Également peintre, Froment a notamment exposé au Salon des indépendants.
Le 14 juillet 1898, Charles Froment a épousé Louise-Lidie Chizat, sœur de l'homme de lettres Émile Chizat.
Charles Froment est mort le 19 août 1928 en son domicile du n 34 de la rue Monsieur-le-Prince.
Dessins dans la presse
Charles Froment a collaboré aux publications suivantes :
- La Comédie politique (1883)
- L'Art culinaire (1884-1910)
- Le Triboulet (1887)
- L'Autorité (1892)
- Le Pilori (1894-1898)
- Polichinelle (1899)
- Nos Caricatures (1899)
- Le Rire (1899-1900)
- Le Petit Illustré amusant (1900-1905)
- Le Bon vivant (1900-1901)
- La Caricature (1900-1903)
- Le Grelot (1900-1902)
- Zig-Zag (1901)
- L’Écho du 2 (1902)
- La Trique (1902)
- L'Actualité (1903)
- La Tomate (1903)
- Le Veau d'or (1904-1905)
- La Gazette de la capitale et du parlement (1904-1907)
- L'Indiscret (1905)
- Le Petit Panache (1905)
- Miousic (1905)
- Qui lit rit (1907)
- Fillette (1909)
- Le Charivari (1910-1916)
- Quelques œuvres de Charles Froment
« Intervention française au Tonkin » (La Comédie politique, 27 mai 1883).
« Le charretier embourbé » (Le Triboulet, 6 février 1887).
Illustration des Merveilleuses aventures d'un veloceman de Léon Pontet (1893).
« Comme aux Folies-Bergère » (Le Pilori, 31 octobre 1897).
« Les fumisteries d'un sénateur » (Le Pilori, 5 décembre 1897).
« Cadeaux de Nouvel An » (Le Grelot, 29 décembre 1901).
« Transformation » (Miousic, 1 janvier 1905).
Voir aussi
Bibliographie
- John Grand-Carteret, Les Mœurs et la caricature en France, Paris, Librairie illustrée, 1888, p. 603 (consultable en ligne sur Gallica).
- Philippe Jones, « La presse satirique illustrée entre 1860 et 1890 », Études de presse, vol. VIII, n 14, 1956, p. 108 (consultable en ligne sur Gallica).
- François Solo et Catherine Saint-Martin, Plus de 5000 dessinateurs de presse & 600 supports en France de Daumier à l'an 2000 (Dico Solo), Vichy, Aedis, 2004, p. 290.