Pierre Devaux
Sculpteur français

Pierre Devaux

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Sculpteur français
Gender:
Male
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Birth:
1865(Tassin-la-Demi-Lune)
Death:
1938(Lyon)
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Introduction Biographie Formation Parcours artistique Œuvres Récompenses et médailles Titres universitaires et honorifiques Notes et références Annexes
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Biography

Introduction

Pierre Devaux est un sculpteur français, né le à Tassin-la-Demi-Lune et mort le à Lyon.

Biographie

Les parents de Pierre Devaux, Benoît Devaux et Élisabeth Perrier, sont cafetiers rue Dumont-d'Urville dans le quartier de la Croix-Rousse à Lyon. Il exposee au Salon des artistes français où il obtient une mention honorable en 1890.

Il est reconnu principalement pour ses bustes (le musée des beaux-arts de Lyon conserve de lui un buste du peintre Paul Chenavard) et sa participation à la réalisation de l'horloge monumentale de Tassin-la-Demi-Lune inaugurée en 1907.

Il est l'un des deux sculpteurs (avec G. Cave) décorant la villa Lumière de Monplaisir à Lyon.

Formation

Le , Pierre Devaux entre en classe de Principes aux Beaux-Arts de Lyon, et dès l'année suivante en sculpture. Malgré sa bourse d'étude, pour subsister, il travaille chez un fabricant de statuettes. Il étudie avec le sculpteur Charles Dufraine. Adolphe Louis Castex-Dégrange, son professeur par intérim, soutient le jeune artiste « qui donne les plus belles espérances ». Pendant ses trois années de bourse d'étude aux Beaux-Arts de Paris, il est apprécié par Gabriel-Jules Thomas.

Parcours artistique

Un parcours artistique hors du commun

L'œuvre qui le fait remarquer est la figure de La Soie dont il demande l'acquisition par l'État en mai 1890. La Soie est fondue en bronze à l'occasion de l'Exposition universelle, internationale et coloniale de Lyon de 1894, et est acquise par la commission de la préfecture en avril 1897. Elle figure de nouveau à l'Exposition internationale urbaine de Lyon de 1914 devant le palais de l'Horticulture. L'artiste ne reste pas à Paris au-delà des trois années de sa bourse d'étude. Aux Beaux-Arts de Paris, il n'a pourtant jamais été bien placé pour le prix de Rome. Il remporte tout de même le prix de Paris en 1888.

Avant son retour à Lyon en 1891, la ville lui commande le buste de Michel Perrache pour la mairie du 2e arrondissement. La maquette est reçue le d'après des portraits peints. Il est aussi chargé de celui d'Édouard Thiers qui s'est illustré dans la défense du fort de Bellevue en 1870, pour le monument élevé par Coquet à la mémoire du militaire récemment disparu. En 1895, il obtient l'acquisition des Orphelins.

Des échecs

Il participe aussi au concours pour le buste de La République destiné à la salle des séances du conseil municipal de Lyon. Les trois sculpteurs du jury lui attribuent le premier prix, mais ce n'est qu'un second prix qui lui est accordé, apprend l'artiste par les journaux. Il refuse la récompense dans une lettre adressée au maire, publiée par L'Express de Lyon du  : « Ma dignité artistique ne me permet point de déjuger les trois sculpteurs que leur mérite a fait désigner comme membres du jury. Puisque tous les trois étaient d'accord pour me faire obtenir la première place, permettez-moi de m'en tenir là et de me retirer d'un concours dont la solution pourrait à bon droit me surprendre »[réf. nécessaire]. Il ne remporte ni la commande du buste, ni le concours pour le Monument au sergent Blandan (1899), ni celui pour Soulary (1895). En revanche, la ville lui commande un buste en marbre de Paul Chenavard dans la série des Lyonnais célèbres. Devaux signe la soumission le . Devaux demande la documentation pour le concours du Monument à Carnot au début de 1895, mais sa participation demeure encore obscure. Devaux s'est fait une spécialité de ce type d'œuvres monumentales. Il en expose au Salon de Lyon en 1896 qui sont très remarquées.

Succès

Il remporte cependant le 3e prix au concours du Monument à Puget de Marseille sur 32 concurrents, le 7e prix à celui de Lazare Carnot sur 43 concurrents et le 2e prix au Monument Livet. Il exécute avant 1914, les monuments funéraires privés ou publics à la mémoire d'Étienne Poulet (Villefranche-sur-Saône), du savant Bravais (Chamonix), à Mme Courajod (Blacé, Rhône), à E. Grand (Chambéry) mais aussi l'horloge érigée d'après les plans de Coquet à l'entrée de Tassin. Devaux a trouvé une large audience auprès d'une clientèle privée. Il sait l'attirer par des expositions particulières qu'il organise plusieurs année de suite.

Une rédemption dans l'éducation

Peu après, Devaux travaille avec Huguet au tombeau du peintre[Lequel ?]. L'artiste assure la suppléance de la classe de sculpture aux Beaux-Arts de Lyon entre 1897 et 1899. Il forme alors Clémencin (2e prix de Paris, 1899), Fournioux, Beauvisage, Benoist, Moulet, Mathey (2d grand prix de Rome), mais c'est à Aubert, de douze ans son ainé, qu'est confiée la classe après la mort de Dufraine en 1900.

Un tournant de sa vie

On retrouve Devaux au concours du Monument à Gailleton, associé aux architectes Robert et Cholat. Le buste de Risette est acquis par la ville de Lyon en 199[Quand ?]. On inaugure le Monument à JM. Bataille (1884-1912) le . Il se marie en juillet 1914 avec l'artiste peintre Anna Raillon (1891-1968), rédactrice d’Art et Voyages. Il figure à l'Exposition internationale de Lyon de 1914 avec Faune et Bacchante. Devaux est réputé dans le domaine du portrait et du monument funéraire dont il donne une liste partielle, sous le nom de Monuments particuliers[réf. nécessaire]. Devaux n'a pas exposé de 1902 à 1906, ni en 1920 et 1927. Il meurt le .

Œuvres

Projets de monuments
  • Monument à Puget pour Marseille, 3e sur 32 concurrents.
  • Monument à Joséphin Soulary pour la place Saint-Claire à Lyon, 2e prix sur 22 concurrents.
  • Buste monumental de La République, salles des séances du conseil municipal de Lyon, 2e prix sur 17 concurrents.
  • Monument à Gailleton à Lyon, prix ex-œquo avec M. Aubert statuaire.
  • Monument à Lazare Carnot, à Paris, 7e prix sur 43 concurrents.
  • Monument à Livet, 2e prix.
Bustes
  • Michel Perrache, marbre, mairie du 2e arrondissement de Lyon.
  • Paul Chenavard, marbre, musée des beaux-arts de Lyon.
  • Futur savant, marbre, musée des beaux-arts de Lyon.
  • Rieuse, marbre, musée de Villefranche-sur-Saône.
  • Florentin, Salon de 1887 (3e médaille), hôtel-de-ville de Lyon.
  • Réminiscence byzantine, Salon de 1896, buste en porcelaine de saxe.
Statues
  • La Soie, bronze, Salons de Paris et de Lyon.
  • La Lionne, bronze, Salons de Paris et de Lyon.
  • Les Orphelins, groupe en plâtre, collections de la ville de Lyon.
  • Faune et bacchante, groupe en plâtre, Salons de Paris et de Lyon.
  • Fleur de sommeil, plâtre, prime de la ville de Lyon en 1895.
  • Fleur de montagne, plâtre grandeur nature, Salons de Paris et de Lyon 1908.
  • La Défense de la nichée, deux groupes en pierre, Salons de Paris et de Lyon de 1899, conservé au château d'Azolettes.
  • L'Espérance consolant l'Affliction, groupe en pierre, Salon de Lyon, à la Balme.
  • L'Épargne et la Métallurgie, statue en pierre.
  • Beethoven mourant, bas-relief, Salon de 1909.
  • Le Semeur de pensées, Salon de 1909.
  • Le Pêcheur de langouste, Salon de 1890.
  • Danseuse, bronze, Salon de 1911.
Monument publics
  • Monument à Étienne Poulet, Villefranche-sur-Saône.
  • Monument à Bravais, Chamonix.
  • Monument à Madame Courajod, Blacé.
  • Monument à Grand, Chambéry.
  • Monument à Thiers, Lyon, place raspail.
  • Rétable de la trinité, marbre, Lyon, église Saint-Nizier.
  • Senectuti panem dedit et domun, Salon de 1907, bas relief, Lyon, hospice Debrousse.
  • Horloge monumentale de Tassin-la-Demi-Lune, inaugurée en 1907, située place Vauboin, elle représente le symbole de la ville de Tassin-la-Demi-Lune depuis 1908. L'édifice monumental de style éclectique, d'une hauteur totale de 13,50 m, est l'œuvre des architectes Robert et Chollat avec la collaboration des Pierre Devaux pour la sculpture des éléments décoratifs, de M. Terracol pour la maçonnerie et de la maison Charvet pour l'horloge.

Récompenses et médailles

  • Médaille d'or, fondation Debrousse.
  • Médaille M. Hirsch, architecte, offerte par le personnel de l'architecture.
  • M. Girardon, ingénieur.
  • M. Aveyron, offerte par les élèves de l'école normal, Salon de 1901.
  • Le chirurgien Léon Bérard.
  • Plaquette de bronze, Salon de 1920.
  • M. page, médaille d'or, Salon de 1897.
  • Plaquette argent, offerte à M. Lumière[pas clair] à l'occasion de sa nomination d'officier de la Légion d'honneur.
  • Mme Berthe Dussard, médaille d'argent, Salon de 1900.
  • M. Duneau, médaille d'argent.

Titres universitaires et honorifiques

  • Officier d'académie en 1897.
  • Officier de l'Instruction publique en 1905.
  • Membre du jury d'État de 1889 à 1904.
  • Membre du jury du Salon[Lequel ?].
  • Membre du jury de l'École des beaux-arts[Laquelle ?].
  • Membre de la commission consultative des musées de 1902 à 1912.
  • Membre de la Société des artistes français.
  • Membre perpétuel de la Société lyonnaise des beaux-arts.
  • Membre du Salon d'automne.

Notes et références

Annexes

Article connexe

  • Horloge monumentale de Tassin-la-Demi-Lune
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