

Introduction
Alain Geismar, né le à Paris XVIe, est un universitaire et un homme politique français, inspecteur général honoraire de l'Éducation nationale.
Biographie
Alain Geismar est né à Paris dans une famille juive alsacienne. Élève du lycée Janson-de-Sailly, il est en quatrième avec André Sénik, futur leader de l'Union des étudiants communistes, et se moque déjà de Staline, alors que Sénik demeure « orthodoxe » . Lors de l'« insurrection de Budapest » (1956), il manifeste contre les Soviétiques.
Il s'est marié avec Sylvie Wieviorka, adjointe au maire PS du 2e arrondissement de Paris, après avoir divorcé de Rédith Estenne, avec qui il eut deux fils, François, né en 1965, et Pierre (1973-2006).
Parcours universitaire
Ancien élève de l'École nationale supérieure des mines de Nancy (promotion 1959), il est ingénieur civil des Mines, docteur en physique des solides. En 1963, il devient assistant à Jussieu. Il fut maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris.
Parcours politique
Geismar commence par militer aux Étudiants socialistes unifiés (ESU) alors qu'il était à l'École nationale supérieure des mines de Paris, et devient dirigeant national de ce groupe, sous la direction de Jean Poperen, son ancien professeur d'histoire à Janson. Membre du PSU, il quitte celui-ci en 1966. En 1965, il devient secrétaire-général adjoint du Syndicat national de l'enseignement supérieur (Snesup), représentant l'opposition à l'orthodoxie du PCF. En 1967, il est élu secrétaire général du SNESup sur la base d'une motion « Pour une petite révolution culturelle à l'Université ». Il est l'un des leaders de Mai 68 avec Jacques Sauvageot (vice-président de l'Union nationale des étudiants de France) et Daniel Cohn-Bendit (Mouvement du 22-Mars).
Après 1968, il dirige, aux côtés de Benny Lévy, la Gauche prolétarienne (GP), organisation maoïste. Le , il est condamné à 18 mois de prison pour reconstitution de mouvement dissous. Il est incarcéré à Fresnes.
Le , il signe le manifeste Appel du 18 joint pour « la dépénalisation totale » du cannabis.
En 1984, le président de l'Agence de l'informatique (ADI), Charlie Garrigues, le nomme directeur général adjoint. Alain Geismar s'occupe surtout des actions de l'ADI dans le domaine de l'éducation. Sa sensibilité le pousse notamment à faire installer des ordinateurs dans les prisons, pour préparer les prisonniers à la vie civile. Il est licencié, comme le reste du personnel, lors de la suppression de l'établissement en 1987.
En 1986, il rejoint le PS. Le , il est nommé inspecteur général de l'Éducation nationale. Directeur-adjoint du cabinet d'André Laignel dans le gouvernement Michel Rocard (2), il entre en mai 1991 au cabinet de Lionel Jospin, alors ministre d’État, ministre de l’éducation nationale (gouvernement Édith Cresson). En 1992, il rejoint le cabinet du secrétaire d'État à l'enseignement technique, Jean Glavany.
De 2001 jusqu'à sa retraite, en juillet 2004, il est conseiller du maire de Paris, Bertrand Delanoë, chargé de l’éducation, l'université et la recherche.
Articles connexes
- Mao-spontex
- La Cause du peuple
- La Gauche Prolétarienne
Notes et références
Œuvres
- La révolte étudiante : les animateurs parlent (avec Jacques Sauvageot et Daniel Cohn-Bendit), présentation d'Hervé Bourges, Éditions du Seuil, collection « L'histoire immédiate », 1968, 128 p.
- Vers la guerre civile (avec Serge July et Erlyn Morane), Éditions et publications premières, collection Stratégies, Denoël, 1969, 440 p.
- Pourquoi nous combattons. Déclaration d'Alain Geismar à son procès (20, 21 et 22 octobre 1970), Paris, Maspero, 1970, 28 p.
- Minutes du procès d'Alain Geismar, préface de Jean-Paul Sartre, Paris, France, Éditions Hallier, Documents L'Idiot international, 1970, 219 p.
- L'engrenage terroriste, Paris, France, Fayard, 1981, 184 p.
- Mon Mai 1968, Perrin, 2008
Textes
- Nous sommes tous de minables coupables..., tribune coécrite avec Daniel Cohn-Bendit et publiée dans Le Monde du 1er mai 2007 en réponse au discours de campagne de Nicolas Sarkozy lors du meeting de Bercy du 27 avril 2007.
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